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Mikishi

MIKISHI Mon histoire, ma vie hier aujourd'hui et demain que dire Dire une douleur une déchirure et l'ombre d'une nuit profonde  Le cri, béant écho d'une solitude Connaître et renaître telle une imposture marquée par cupidité aveugle et sans borne L’œil en triangle perçoit au-delà de l'horizon la force, la sagesse et la beauté  mais il me manque l'outil pour y accéder Et ma vie aujourd'hui comme celle de demain embourbée Demain qui peut être ne sera pas O « Mikishi » O « Bankambua » par quel chemin courir la proie Comment retrouver ma souveraine identité Quand du nord s'élève des voix discordantes Quelle science me faut-il pour atteindre le verbe de justice et la lumière de Thot Par quel sentier vais-je retrouver la règle et le compas d'Imhotep Je n'entends plus chanter le coq ni  la cigale ni le grillon O « Mulemba » serais-tu en courroux contre ma descendance?  J'attends que se manifeste ton pardon Que tu me réapprennes l'art d'...

Génocide

Me voici farouche Farouchement debout Me voici disant, ce qu'ils ne veulent pas entendre La poésie des temps désenchantés Unie à celle de la vie qui se meurt Telle une fleur au soir d’une vie   Cette chanson des muses délaissées Qui court dans le vent de septembre Qui atteste qu'ils sont morts en silence Malgré qu'ils étaient d'équerre et droits   Malgré qu'ils marchassent à pas mesurés A la règle et au compas Attendant que le soleil dissipe la brume Ils voilaient la vérité-justice   Ils voulaient bâtir un édifice Pour s'abriter des intempéries Mais ils sont morts abattus Par la furie et la concupiscence   Ils sont morts par les armes rebelles Des anges de l'oubli Qui au bien préfère le vice Ceux qui ont de l'humanité juré la perte   Me voici farouche poète Farouchement debout dans l'arène Me voici disant leur honneur Qu'à jamais ils méritent   Farouchement je déclame Cette poé...

Homme

S'il est une chanson qui revient entêtée dans mon esprit, c'est celle qui évoque le questionnement sur l'Homme. Comment se peut-il que l'Homme, qui cherche consciemment à évoluer, qui se veut démocrate et humaniste, qui se veut savant et civilisé, l'Homme se referme sur lui-même dans un égoïsme et un ethnocentrisme maladif, ignorant les règles du jeu de la vie qu'il se fixe : ignorant la "lumière" qu'il dit chérir ; ignorant la beauté et la force créatrice en lui ; ignorant la chaleur d'une sincère fraternité, ignorant la belle poésie du monde ; l'Homme nourri de la méchanceté et de la barbarie.   L’Homme dit non En pensant oui   Je suis en quête de la flamme ; ce flambeau qui éclaire dans la brume, ce sentier étroit qui mène à la liberté. Liberté de dire par les mots justes, je Suis. Liberté d'admettre qu'en face de moi vit comme moi un Homme, que j'accepte et respecte, autant que je m'accepte et me respecte. Qu...