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Message

 Qu'à cela ne tienne, j'ai de mon coeur évacué toute peur, toute anxiété J'ai réinitialisé toute mon humanité Je suis un dans leur machiavélique complot Je suis un avec l'univers Ils ne sont que zéro Je gagne en esprit Ils ne sont héros Que de leur illusion Je suis l'homo des origines Mes os renaîtront même des cendres Je suis un avec l'univers Qu'à cela ne tienne, Pauvres succubes Jamais vous ne vaincrez  Malgré les puces qui vous donnent l'impression D'une absolue puissance Malgré tous vos milliards Toutes vos possessions Je suis un avec le Temps Je suis l'espace infini Mes os renaîtront même des abysses J'ai réinitialisé le verbe Qui m'a fait chair et esprit Je ne suis qu'un avec les étoiles Vous n'êtes des héros  Que de votre avide concupiscence Qu'à cela ne tienne, j'ai de mon coeur évacué toute peur, toute anxiété

Mots ternes

Je suis l'ombre Et le silence Je suis la sueur rance Du travail forcé Je suis le reclus Terre aride et sauvage Herbe séchée Du désert de l'oubli Je suis le temps d'automne Un chant monotone Ventre infertile Je suis le sable mouvant Que façonne à sa guise le vent Je suis l'arbre dépouillé J'étais "muntu" J'étais "kanaki" J'étais "homo" Au commencement Au début du début du temps Ma vie étais parole J'ai perdu la parole Je suis sans verbe Qui pourra souffrir ma mort  Moi qui ai toujours eu tord Devant la raison du plus fort Qui saura porter mon deuil Je n'ai plus rien à offrir Après la mort du père Il y a eu la mort de l'enfant Et la peine d'une mère Qui pourra marcher dans mon exil Où la rose se fane A peine cueillie Qui voudra subir  Le vénéneux regard  Qui croise mon destin Mon hasard  Trahison et frustration Qui tapissent mon chemin Quand au petit matin blême Croassent les corbeaux Le ciel pleure de toutes ses p

Mikishi

  Mon histoire, ma vie hier aujourd'hui et demain que dire Dire une douleur une déchirure et l'ombre d'une nuit profonde  Le cri béant écho d'une solitude Connaître et renaître telle une imposture marquée par une cupidité aveugle et sans borne L’œil en triangle perçoit au-delà de l'horizon la force la sagesse et la beauté  mais il me manque l'outil pour y accéder et ma vie aujourd'hui comme celle de demain embourbée O « Mikishi » O « Bankambua » par quel chemin courir la proie Comment retrouver ma souveraine identité alors que du nord s'élève des voix discordantes Quelle science me faut-il pour atteindre le verbe de justice et la lumière de Thot Par quel sentier vais-je retrouver la règle et le compas d'Imhotep Je n'entends plus chanter le coq le matin, ni  la cigale ni le grillon O « Mulemba » serais-tu en courroux contre ma descendance?  J'attends que se manifeste ton pardon Que tu me réapprennes l'art d'être Kongo,  je veux vagabo

Génocide

Me voici farouche Farouchement debout Me voici disant, ce qu'ils ne veulent entendre Cette poésie des temps désenchantés Unie à celle de la vie qui se meurt Telle une fleur au soir Cette chanson des muses délaissées Qui court dans le vent de septembre Qui atteste qu'ils sont morts en silence Malgré qu'ils étaient droits et d'équerre Malgré qu'ils marchaient à pas mesurés A la règle et au compas Attendant que le soleil dissipe la brume Qui voilait la vérité-justice Ils voulaient bâtir un édifice Pour s'abriter des intempéries Mais ils sont morts abattus Par la furie et la concupiscence Ils sont morts par les armes rebelles Des anges de l'oubli Qui au bien préfère le vice Ceux qui ont de l'humanité juré la perte Me voici farouche poète Farouchement debout dans l'arène Me voici disant l'honneur Qu'à jamais ils méritent Farouchement déclamant Cette poésie des temps sans rêve Brutal et génocidaire

Homme

S'il est une chanson qui revienne avec entêtement dans mon esprit, c'est celle qui évoque le questionnement sur l'Homme. Comment se peut-il que l'Homme, en même temps qu'il cherche consciemment à évoluer, en même temps qu'il se veut démocrate et humaniste, en même temps qu'il se veut savant et civilisé, l'Homme se referme sur lui même dans un égoïsme et un ethnocentrisme maladifs, ignorant les règles du jeu de la vie  qu'il se fixe: ignorant la "lumière" qu'il dit chérir; ignorant la beauté et la force créatrice en lui; ignorant la chaleur d'une sincère fraternité, l'Homme nourri de la méchanceté et de la barbarie. Comme cet enfant Cet enfant qui dit non Qui dit non en pensant oui Je suis en quête de la flamme; ce flambeau qui éclaire dans la brume, ce sentier étroit qui mène à la liberté. Liberté de dire par les mots justes, je Suis. Liberté d'admettre qu'en face de moi vit comme moi un Homme, que j'acc

L'auteur

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Ouroboros

Au plus profond de l'ombre Au fin fond de la nuit Dans les entrailles de la terre L'homme est une merveille Qui s'ignore L'une et l'autre Les pierres de taille Bâtissent l'oubli Au gré de l'inconscience Au plus profond de l'ombre Se couche la liberté Et des bouts de vérité L'une après l'autre Les illusions s'entassent Ouroboros Ouroboros Le monde se mord la queue