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Génocide

Me voici farouche
Farouchement debout
Me voici disant, ce qu'ils ne veulent entendre
Cette poésie des temps désenchantés
Unie à celle de la vie qui se meurt
Telle une fleur au soir

Cette chanson des muses délaissées
Qui court dans le vent de septembre
Qui atteste qu'ils sont morts en silence
Malgré qu'ils étaient droits et d'équerre

Malgré qu'ils marchaient à pas mesurés A la règle et au compas Attendant que le soleil dissipe la brume Qui voilait la vérité-justice
Ils voulaient bâtir un édifice Pour s'abriter des intempéries Mais ils sont morts abattus Par la furie et la concupiscence
Ils sont morts par les armes rebelles Des anges de l'oubli Qui au bien préfère le vice Ceux qui ont de l'humanité juré la perte
Me voici farouche poète Farouchement debout dans l'arène Me voici disant l'honneur Qu'à jamais ils méritent
Farouchement déclamant Cette poésie des temps sans rêve Brutal et génocidaire Ils sont morts congolais
Ils sont morts africain…

Homme

S'il est une chanson qui revienne avec entêtement dans mon esprit, c'est celle qui évoque le questionnement sur l'Homme. Comment se peut-il que l'Homme, en même temps qu'il cherche consciemment à évoluer, en même temps qu'il se veut démocrate et humaniste, en même temps qu'il se veut savant et civilisé, l'Homme se referme sur lui même dans un égoïsme et un ethnocentrisme maladifs, ignorant les règles du jeu de la vie  qu'il se fixe: ignorant la "lumière" qu'il dit chérir; ignorant la beauté et la force créatrice en lui; ignorant la chaleur d'une sincère fraternité, l'Homme nourri de la méchanceté et de la barbarie.
Comme cet enfant Cet enfant qui dit non Qui dit non en pensant oui
Je suis en quête de la flamme; ce flambeau qui éclaire dans la brume, ce sentier étroit qui mène à la liberté. Liberté de dire par les mots justes, je Suis. Liberté d'admettre qu'en face de moi vit comme moi un Homme, que j'accepte et res…

L'auteur

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Ouroboros

Au plus profond de l'ombre Au fin fond de la nuit Dans les entrailles de la terre L'homme est une merveille Qui s'ignore
L'une et l'autre Les pierres de taille Bâtissent l'oubli Au gré de l'inconscience
Au plus profond de l'ombre Se couche la liberté Et des bouts de vérité L'une après l'autre Les illusions s'entassent Ouroboros Ouroboros Le monde se mord la queue

Hommage à Mamie

Parole du scribe

Je t'envoie quelques mots maladroits. Ces mots incertains portent le sens que tu veux bien leur donner Ils sont sans prétention et n'ont aucune vocation, ni de conviction, ni de corruption, Ils naissent instinctivement dans mon esprit désabusé... Mais il y a en eux comme une étincelle qui n'attend qu'un peu de souffle pour monter en flamme. Sachant que toute vérité est relative, je ne peux en détenir qu'une infime partie, parce que tu en détiens certes de même que tu peux avancer en confrontation. Cette valeur que nous recherchons sans cesse, depuis que nous nous sommes reconnus hommes ? Ma part de vérité est dans mes mots humbles et timides. Ils peuvent aussi  paraître brutaux ou emportés, Mais dans ma nature, imparfaite et parfois même surfaite, Je les veux apaisants et conciliants Tel est mon souhait du fond de mon cœur transi. Je les veux actuels mais universels. Parce que d'ores et déjà je suis convaincu Que "la vérité est un dialogue, Où la thèse en est une vérité, Où l&#…

Métamorphose

Métamorphose Chenille papillon Des mots butinent Des fleurs de l'au-delà Métamorphose Dans le triangle Où s'inscrit ma vie Le serpent se mord la queue Ouroboros Dans un cercle vicieux