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Affichage des articles du avril, 2010

ELLE

Elle courait comme une gazelle, d'un pas agile et athlétique, dans un élan de ceux qui ont l'assurance de gagner. Ceux qui restent vifs et attentifs; optimistes, même quand les éléments se déchaînent autour d'eux, imperturbables! Les moments de l'existence, se disait-elle, s'écoulent vite et s'enchaînent, les uns aux autres, du passé au présent! Ils effacent peu à peu les espoirs les plus tenaces. Elle venait de comprendre que quelque chose était arrivé. Et que tout devait changer. Le cataclysme qu'elle venait de vivre était tout simplement invraisemblable, insoutenable! Elle était encore là, encore debout, mais sonnée, mais vivant, survivant! C'était terrible!Le sommet de l'horreur Elle s'arrêta au milieu de nulle part, épuisée! Il fallait qu'elle sache... Les corps en putréfaction, jonchaient par centaine la terre rouge de la colline. Il ne restait presque rien du village qui l'avait vu naître. Le s

Murmures

1 Je pense aux terres lointaines Mystérieuses amantes Dans la nuit  qui m'enivre Quand le jour s'éteint Et que le soleil se couche à nouveau Porte de Montreuil dans une indéscence Machiavélique dans les rues vides De Montreuil sous bois, sans bois Elle se fane la rose Qui ce matin encore était Bien épanouie et généreuse Me réjouissant l'âme Comme me réjouit mon rêve éveillé De partir sans rien attendre Vers d'autres terres 2 Le troubadour Place Beaubourg Disait en transe Pas de boulot, pas de métro, pas dodo Pas de métro, pas de boulot, pas dodo 3 J'ai marché Comme dans mon rêve Où tu me donnais la main «Marché aux Puces» Dans le bas Montreuil Au soleil de minuit J'ai marché à tes côtés En silence, sous la pluie Sur la ville cosmopolite 4 Quand j'ai eu du blues Mon cœur au lac de Vincennes A repris ses couleurs à l’ombre de l’arbre bleu Le même qui pousse Au bord du lac de Créteil Asile des cygnes immaculés E