Peur de

 


La peur accouche de l’oubli
L’eau est fille de la source
La montagne appelle le vent
La terre est un établi
Marche
Cours
La lumière est étroite
Le chemin vers ton cœur est une impasse
Tu ne fais plus ton temps
La peur empêche d’être
Marche
Cours
Va cueillir le verbe
Quand le jour t’appelle. Le vent dans ma main
Dépose un poème,
Quand la lune haut perchée
Au plafond de la nuit
Aux étoiles sourit.
Une muse dans ma bouche
Veut dire le poème
Qui se dit : « Je t’aime ».
Mais l’arbre devant la pluie,
Secoué par le vent d’hiver,
S’empare du poème...
Sauras-tu lui dire : « Je t’aime » ?
Sur le sol pavé noir et blanc
Que surplombe le fil-à-plomb,
Nos esprits s’envolent
Vers la voûte étoilée.
Nos bras comme des bûches ardentes,
Nos mains enlacées
Mijotent l’amour du divin.
Nul n’est profane
Hors de nos cœurs,
Tous les Hommes
Nous sont frères et sœurs.
Nous marchons d’un pas assuré.

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