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Cantique

Mon rêve hier En nuit d’été Mon rêve caraïbe Et bleu d’océan Il était fait d’épices Et de sucre de canne Mon rêve était d’ébène ... Ses vertes prunelles Amandes tropicales Et de blanc satin Il était du pays de sirène Mami, mami, mami Mami, mami, mami Mami, mami, Mamiwata ... Nefer, nefer, nefer Nefer, nefer, nefer Nefer, Nefertiti Cette nuit dans mon rêve Le soleil avait du mal à se coucher Il était tout en musique Et de mille et un délices Béatitude de béatitude ... Aux rythmes saccadés Et angéliques de corps juvénile J’en ai perdu mon créole dans mon cœur battait Aussi rêche et tourmenté Tam-tam et marimba ... Il battait en mon cœur Une tempête, un ouragan Dans mon rêve de la veille Il était de satin blanc Et de suave parfum ... Alors j’attends... Je veux que mon rêve reste Sublime réalité ... Mami, mami, mami Mami, mami, mami Mami, mami, Mamiwata, Mamiwata ... Nefer, nefer, nefer Nefer, nefer, nefer Nefertiti, Nefertiti

Armes

Armes de fer et de folie Armes de massive destruction Armes d'asservissement Et de déstabilisation Elles répandent le sang Sur le lit de l'Euphrate Elles élèvent les murs Et démultiplient les veuves Elles fabriquent des orphelins Et noircissent nos matins Fond monétaire international G20 et sa banque mondiale Elles déconstruisent l'Afrique Et les peuples d'Amérique Armes de cupidité et d'hypocrisie Destructrices de l'Asie Femmes et enfants violentés Du Congo au Sri-lanka De Johannesburg à Calcutta Elles affament les peuples Nous le savons Monsieur le député Elles viennent de vos usines Ces armes qui nous dépouillent Elles nous polluent par la racine Elles brisent notre volonté D'hommes de paix et de liberté Vous le savez Monsieur le député Le fond monétaire international Le G20 et sa banque mondiale Sèment la désolation Et nous refusent toute solution Elles nourrissent notre émoi Notre désespoir et nos cauchemars Elles démunissent l'ouvrier Elle...

Bohème

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Esprit

Dans le vide de mon esprit Insondable gouffre où s’inscrit L’indifférence du temps Qui m’emporte Dans le désespoir du condamné Relégation, mouvement traumatisant Je veux aimer mon illusion Et dormir dans mon rêve d’enfant Où le monde est encore liberté Y perdre mon identité Mourir dans l’indifférence du temps Libertin qui m’emporte Comme une feuille par le vent Le mal est en moi Comme dans la cité Le mal de l’enfant prodigue Le mal du père qu'on attend Et de la mère inquiétée Incertaine destinée de déraciné Autour de ma conscience Se dressent les murs En files de fers barbelés Ma barque s’est brisée Aux chaos des cataractes Du fleuve de mes larmes

Mr. OBAMA

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Obamania

Je ne puis tomber dans l'obamania, même si je me réjouis de voir l'Amérique s'applique à donner au monde la démocratie en exemple acceptant massivement l'élection un nègre pour gouverner son destin. Obama est l'Amérique qui nous a autant donné des raisons d'une attraction et d'une admiration certaines, l'Amérique qui nous a souvent montré des signes d'une hégémonie destructrice! Obama est une intelligence et une excellence, entouré d'hommes et des femmes du système; système qui a souvent conduit à des déplorables désastres! système qui nous a conduits à la crise actuelle! J'espère que Obama, que je félicite pour sa victoire hautement symbolique, que son équipe s'attachent, à plus de sagesse et plus de justice, à rechercher des solutions démocratiques qui apportent aux peuples africains, européens, asiatiques, australiens, sud et nord américains, peuples de Russie et de l'Inde la jouissance de leurs droits  v...

Ceci

Ceci n’a d’importance que pour celui qui a l’expérience et la conscience de sa nature éphémère et ... Il n’y aura pas de réponse, il n’y aura que le constat amer d’une finitude que ni médecin ni psychologue, ni pasteur ni prêtre, ni politique ni philosophe ne sauront conquérir ! Tout à été pesé à sa juste valeur ! Alors la seule possibilité est de dire comme les romains autrefois : « aléa jacta este» !! Que faire Que dire Que prendre Comment entendre Le temps qui passe Fuyant vers l’impasse Un peu de soleil Au cœur amer Apporte du miel Le temps s’en va Comme une masse Brute et Froide A l’orée du firmament Au goût de fiel Tu es au combat Que faire Seul Comment dire Et comprendre Quand toutes les issues Restent cadenassées Il reste hostile le destin Indifférent aux supplications Ignorant ta solitude tiré le vin même acre Il faut le boire Jusqu’à la lie L’alchimie du sexe Garde sa complexité Tels les vents du sud C'est sans échappatoire Vers le ciel les regards Font t...