J'ai musicalisé une partie de ma poésie. Je l'ai fait sachant que cela suscitera sans doute une controverse. Je fais appel à Suno, une "intelligence artificielle" pour les arrangement des loops créés avec des séquenceurs numériques (Cakewalk Sonar et Logic audio pro). J'ai dit "intelligence artificielle"! En fait, je dirais plus "auxiliaire algorithmique". Je veux dire par là que cet outil dont la puissance et l'ingéniosité sont de loin supérieures aux capacités humaine est devenu utile à condition d'en garder le contrôle. La technologie garde sa place d'outil de soutien, plutôt que de substitut créatif. Je conserve la direction artistique. L'IA intervient comme un assistant technique ultra-rapide, mais l'intention première, la poésie et la structure harmonique partent de moi.
D'aucuns m'opposeront certes l'argument selon lequel cette "machine numérique" supprime et modifie profondément le rôle de l'humain dans plusieurs domaines (artisanat, culture en générale, industrie, recherche etc). Cela n'est pas faux. Ces outils dépassent l'humain en termes de vitesse de calcul et de brassage de données. Cependant, ils n'ont ni conscience, ni vécu, ni intentionnalité.
C'est l'humain qui insuffle le sens. Je maintient que l'humain, créateur de cet outil, doit être capable d'en rester le maître. Son utilisation devrait se faire dans le respect d'une norme universelle qui protège l'intégrité sociale, politique et économique des individus, notamment en garantissant que les artistes soient rémunérés si leurs œuvres ont servi à entraîner ces modèles et en Distinguant clairement ce qui relève de la génération pure et ce qui relève de la "co-création" assistée.
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