J'avais dans la tête du soleil et du vent J'étais en méditation comme l'arbre Je marchais seul sur la plage La mer chantait de révolte J’ai dit aux oiseaux que j'attendais Une étoile inconnue Moqueurs, ils m'ont répondu Ô, bel ingénu Qu'à cela ne tienne Leur ai-je dit Je suis un puits de patience Alors le soleil s'est couché Le vent s'est estompé La mer s'est tu Les oiseaux ont disparu Dans l’horizon diaphane Seul sur la plage Personne n’est venue Mon silence était de marbre.
Mon imaginaire s’est forgé aux soirs des « contes autour du feu ». Nous étions enfants joyeux malgré notre modeste condition. Les langues des flammes que nous attisions chacun à son tour pour nous réchauffer et éloigner les insectes nocturnes (surtout les moustiques), les bêtes sauvages et les esprits malfaisants de la nuit, nous inspiraient des historiettes que nous improvisions chacun à tour de rôle. Les personnages principaux étaient les animaux de la forêt (singes, lions, antilopes, renards, léopards etc.) ainsi que les esprits des anciens qui nous hantaient. La conclusion devait correspondre à une leçon de morale liée aux enseignements de nos parents, de nos enseignants et des anciens. Puis vinrent les poètes de la négritude, les surréalistes et les classiques. L’oralité de ces contes, sans prétention, a façonné notre identité culturelle en nous rattachant à l’universalité. Notre pratique rhétorique abolissait la frontière tribale et instaurait des passerelles ouvertes sur l...
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