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Ce temps

Ce temps ne m'attend pas Il me met au pas Ce temps me coûte Et me compte Ce temps avare Qui m'épouse Engendré dans l'ombre de mon ombre Dans les courbes du tourbillon  D'une  folle illusion Ce temps m'emporte Et me démembre Il me dépossède M'ouvrant peu à peu A la fatuité du hasard Ce temps m'enchaîne Et m'entraîne Je regarde le chemin Entre le passé et le présent Ce temps  ne m'attend plus Il m'abîme

Acquis

Ne plus être que d'eau De terre, de feu et d'air pur Revoir mon destin au compas De la renaissance au trépas Ayant taillé et aligné les pierres  Selon l’art et la géométrie Des rois mages et philosophes Selon la règle et le file à plomb …….. Ayant traversé le fleuve de supplices Indemne je ne serais plus le même Ayant rompu mes chaînes Et acquis un pas ferme et agile

Debout

J'ai bravé les vents Violents  Qui emportent les vies Et déshabillent les arbres Vents qui irritent les océans Je veux renaitre de mes cendres Au clair d’une lune parme  Au flanc du miroir matutinal Aux chants  Des muses inspirés Dans la rêverie de l’Architecte Du temps  Et de l’espace réunis Se bâtira la cathédrale Mon âme libérée, temple vénérable ……. Viendra le verbe  Unique Se renouveler à l a poétique initiatique Au chant du maçon maniant sa truelle Viendra mettre d'équerre  Et de niveau Au son cadencé du maillet Qui sans cesse martèle le ciseau Viendra le crépuscule des saisons Je veux que s’envole Aussi léger qu'une plume Mon cœur vers un ciel libéré Me sachant  et me reconnaissant Homme debout

Charlie

Mort pour un mot Mort de liberté Je ne porte qu'un nom Je m'appelle libre pensée Otage d'un dogme Du culte de la discorde Je suis Charlie-Hebdo Qu'importe les armes  D'une philosophie de violence Qu'importe la furie Après moi d'autres se lèvent Portés par le mot A nul autre égal Une seule aspiration La liberté est ma seule religion Je suis la libre pensée Je m'appelle Charlie-Hebdo

En dédale

Pas à pas Dans un silence insolent Il vient Pas à pas Tel un chien Chasseur prudent Il traque sa proie Pas à pas Pas à pas Suivant la trace Dans l'immensité Dans un dédale Quand tu le veux A l'orient Il se trouve au ponant Dans l'obscur et le froid Quand tu le cherches Au ponant Il se cache à l'orient Et au soleil se confond Il te suis à la trace Lui qui connaît tout Du midi à minuit Pas à pas de saison en saison

Le chemin

J'ai pris le chemin  C'est ma voie de salut Il fallait rester débout Dans ce parcours Aussi long que le temps Au loin jaillit la lumière Dans le voile de brume J'ai connu le désert Et ses nombreux mirages A l'ombre de mon ombre Se repose ma peine Que d'illusions Que de chimères L'horizon  inaccessible Rares sont les oasis Sur cette route de sable Au calice d'amertumes J'ai bu toute ma peine  J'ai chanté et dansé sans haine Tout à mon chagrin Mais je sais qu'il y a une issue J'irai au bout cueillir Le fruit de la consolation Ma foi est mon salut Il me faut rester debout

Ciel

En moi  ciel et  terre s'expriment Tout me ramène à l'unité Deux étant composition Un et deux sont une trinité Mon rêve une éternité En moi ciel et terre s'abîment Comme des vagues géantes Contre les flancs d ' une falaise