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Je t'envoie quelques mots maladroits et incertains. Ces mots portent le sens que tu veux bien leur donner
Ils sont sans prétention ni conviction, dans mon esprit où ils se sont formés. Mais il y a en eux comme une étincelle qui n'attend qu'un peu de souffle pour monter en flamme.
Sachant que toute vérité est relative, je ne peux en détenir qu'une infime partie, parce que tu en détiens certes de même.
Ne la cherchons nous pas sans cesse, depuis que nous nous sommes reconnus en tant qu'hommes ? Ma part de vérité est dans ces mots timides.
Ils peuvent aussi  te paraitre brutaux ou emportés,
c'est dans ma nature, imparfaite et parfois même surfaite,
alors même que je les veux apaisants et conciliants
du fond de mon coeur. Je les veux actuels, universels.
Comme il a été dit pour l'homéopathie,
"la vérité est un dialogue,
la thèse en est une vérité,
l'antithèse en est une autre;
la synthèse" porteuse vérité conciliatrice
Mais moi je suis pour la sy…
Métamorphose
Chénille papillon
Des mots butinent
Des fleurs de l'au-delà
Métamorphose
Dans le triangle
Où s'inscrit ma vie
Le serpent se mord la queue
Ouroboros
Dans un cercle vicieux
Quand tu es parti
L'automne est arrivé
Le ciel n'était plus bleu
La mer était tourmenté
J'étais tel Osiris disséqué
Tel un jour sans nuit
Dans ce ciel ocre
Tourbillonnent des oiseaux
Rapaces
Les corbeaux croassent
Mon coeur est une incertitude

Ce temps

Ce temps qui ne m'attend pas Qui me met au pas Ce temps qui me coûte Qui me compte Ce temps avare Qui m'épouse Engendré dans l'ombre Des courbes d'une illusion folle Ce temps m'emporte Et me démembre Il me dépossède M'ouvrant peu à peu A la fatuité du hasard Il m'enchaine Et m'entraine A regarder le chemin Entre le passé et le présent Ce temps  ne m'attend plus
Il m'abîme


Acquis

Ne plus être que d'eau De terre, de feu et d'air pur Revoir mon destin au compas De la renaissance au trépas
Ayant taillé et aligné les pierres  Selon l’art et la géométrie Des rois mages et philosophes Selon la règle et le file à plomb ……..
Ayant traversé le fleuve de supplices Indemne je ne serais plus le même Ayant rompu mes chaines Et acquis un pas ferme et agile

Débout

J'ai bravé les vents Violents qui emportent les vies Et déshabillent les arbres Vents qui irritent les océans
Je veux renaitre de mes cendres Au clair d’une lune parme  Au flanc du miroir matutinal Aux chants des muses inspirés
Dans la rêverie de l’Architecte Du temps et de l’espace réunis Se bâtira la cathédrale Mon âme libérée, temple vénérable …….
Viendra au verbe unique Se renouveler au pacte antique La poétique initiatique Au chant du maçon maniant sa truelle
Mettant d'équerre et de bon niveau Au son cadencé du maillet sur la pierre Qui sans cesse martèle le ciseau Viendra le crépuscule des saisons
Je veux que s’envole Aussi léger qu'une plume Mon cœur vers un ciel libéré Me sachant  et me reconnaissant
Homme débout